Le début de l'Evangile selon Jean a été choisi cette année pour le jour de Noël: Jean, chapitre 1, verset 1-14.

Pour une lecture renouvelée de ce texte (et peut-être quelques trouvailles « pas normales » dans le sens de « surprenantes » !), je vous invite à vous mettre à la recherche de la « lumière » dans ce texte. Plusieurs questions peuvent vous guider :

Où apparaît-elle ? Qu’est-ce qui lui arrive ? Qu’est-ce qu’elle provoque ? Quels liens entretient-elle avec les autres éléments du texte ? Et… finalement : pourquoi n’est-elle pas « normale » ?

Si vous avez envie de partager, n'hésitez pas!

Le 10/01/2021 à 19h58, par Roseline

Bonsoir."4 Dans la parole était la vie,et la vie était la lumière des hommes.5 Et la lumière dans les ténèbres brille,et les ténèbres ne l'ont pas saisie." A contrario, donc,si la lumière est assimilée à la vie, les ténèbres doivent être assimilées à la mort.Le texte dit alors: la vie est jusque dans la mort. Les ténèbres n'ont pas saisi la lumière. Cela peut s'entendre: la mort n'a pas saisi la vie ; c'est-à-dire ne l'a pas arrêtée.Or nous savons bien que la mort biologique arrête la vie. Il s'agit donc d'une autre vie, la vie éternelle. Mais si la Parole, la lumière, c'est Jésus, cela peut vouloir dire: le tombeau ne l'a pas gardé prisonnier; il vit aujourd'hui au milieu de ses disciples, par ses disciples.

Le 05/01/2021 à 16h57, par Roseline

Bonjour et merci pour votre réponse!
Au commencement était le verbe...la parole. Avant la parole humaine, il n'y a pas d'humanité. Le langage articulé de l'être humain lui permet de donner un sens à tout ce qui l'entoure: en donnant des noms aux autres animaux, l'adam se distingue de ceux-ci; il classe, répartit, organise, compte, puis il invente des histoires. En ce sens, la parole humaine est au commencement d'un monde qui prend sens pour celui qui raconte et pour celui qui écoute. La parole humaine en ce sens est lumière, elle crée des mondes. Dans le récit de la Genèse, "Dieu" organise par sa parole le chaos préexistant, il l'éclaire, le rend connaissable, compréhensible pourrait-on dire, métaphoriquement.La "parole de Dieu ", c'est finalement,"Dieu" lui-même.Et on ne peut le connaître, on ne peut connaître sa parole que par une parole humaine... Le récit dit que la Parole-Lumière a pris chair en Jésus...

Le 30/12/2020 à 09h34, par Service

Bonjour,
Oui, en effet, la traduction laisse flotter le doute pour le "il" du v.9.
Il s'agit de la traduction de sr.Jeanne d'Arc. Cette traduction a été choisie pour faire réagir à propos d'un texte qui -souvent- n'interroge plus la lecture devenue trop habituelle...
Si on choisit au départ de traduire "o logos" par "le verbe" (en gardant l'article masculin), la parenthèse des vv.6 à 8 apparaît très nette (justement au v.8, on affirme que Jean n'est pas la lumière), et le v.9 reprend avec le "il" de "le verbe". Certaines traductions comme celle de la TOB (traduction oecuménique de la Bible) choisissent d'ailleurs de reprendre "Le verbe était la vraie lumière"...

Mais au-delà des considérations grammaticales, le texte rend compte d'une interrogation de fond: qui est "le verbe"? qu'est-ce qu'il apporte? pour qui est-il lumière? pour qui est-il un simple homme, quitte à pouvoir être confondu avec Jean? Des interrogations qui courent à travers les siècles, et parfois, en chacun.e de nous...

Le 24/12/2020 à 20h12, par Roseline

A partir du V.9 je ne suis pas d'accord avec la traduction proposée. "Hn to phos to alethinon o photizei panta anthropon erkomenon eis ton kosmon " c'est, mot à mot: "était la lumière la véritable qui illumine tout humain venant dans le monde." sachant qu'en Grec le sujet se trouve souvent après le verbe, la traduction me semble être:" La lumière était celle, véritable, qui, illumine tout humain venant dans le monde." Et de même les versets suivants font référence à cette lumière, nom féminin donc pronom féminin. D'ailleurs , traduire par "il" alors que ce même pronom a désigné dans la phrase précédente Jean pourrait laisser supposer que maintenant, c'est Jean qui est la véritable lumière!!

Le 24/12/2020 à 08h41, par Alban

Le divin est lumière qui se fait chair. La lumière de
ce fait a un corps, une matière. Il y a une correspondance, voire une coeincidence avec le langage
qui lorsqu'il est oral n'est pas palpable abstrait
mais est créateur d'effets entre l'émetteur et le récepteur.
Ne dit on pas mettre en lumière une présence, voire une énigme? N'y a t'il pas un dialogue à établir
entre parole et lumière, lumière et parole où le
Verbe serait chant de lumière et la lumière chant du
Verbe?
Peut t'on conclure?

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